Démarrage de mission : les 5 outils indispensables

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C’est un thème récurrent des afterworks entre consultants : l’un d’entre nous a démarré une mission il y a quelques semaines, tout devait bien se passer, et puis c’est la catastrophe. Un déferlement d’éléments négatifs conduit soit au départ du consultant de son plein gré, soit à la fin de sa prestation par le client.

Au début on s’interroge, on se demande ce qui a pu se passer pour en arriver là, et quand on creuse un peu on s’aperçoit bien souvent que le démarrage de la mission a été mal préparé.

Que vous soyez indépendant ou salarié, il suffit pourtant de peu de choses pour mettre toutes les chances de votre côté. Je vous propose donc de vérifier, dès aujourd’hui et avant de commencer toute nouvelle mission, si votre boîte à outils contient bien ces cinq instruments indispensables.

1/ La cravate

Commet s’habiller pour votre premier jour ? La réponse est simple : comme pour l’entretien ! Vous arrivez dans une entreprise, vraisemblablement au sein d’une équipe constituée. Attendez-vous donc à être jaugés du coin de l’œil.

Mettez toutes les chances de votre côté en adoptant une tenue impeccable : vous dégagerez une image de sérieux et de professionnalisme qui sied au métier de consultant. Il sera toujours temps de vous adapter au dress code local plus tard.

2/ La liste des objectifs

Normalement, si vous avez bien fait votre travail lors de l’entretien de mission, vous avez une idée claire de ce que le client attend de vous. Il faudra sans doute adapter vos objectifs à la réalité du terrain mais l’essentiel est là.

Notez bien les objectifs qui vous ont été assignés, en grand et en première page de votre classeur. Ce sera un rappel précieux si la mission doit durer et une grande aide pour prioriser vos tâches.

3/ Le tableau des livrables

Il y a les objectifs et il y a les livrables. Certes personne n’oublie jamais la nouvelle version de l’application qui doit sortir mais avez-vous vraiment pensé à tout ? Faites un inventaire des différents reportings, des jalons où votre présence est indispensable, de tous ces documents annexes qu’on vous demande à intervalle régulier, du compte-rendu d’activité…

L’idée maîtresse ici est de profiter de vos premiers jours pour vous constituer une check-list et ne rien oublier par la suite. C’est ainsi qu’on se taille une réputation de fiabilité et qu’on évite les ennuis.

4/ Le qui fait quoi ?

Dans le monde professionnel, vous n’êtes jamais seul. Tout est question de relations. Il y a ceux à qui vous devez rendre des comptes et ceux qui vous en doivent, ceux qui sont imparables sur la technique et ceux qui connaissent toute le monde. Etablissez une cartographie de votre environnement ; elle vous sera des plus utiles.

Tant que vous ne connaîtrez pas tout le monde, vous pourrez toujours vous y référer pour retrouver vos contacts. Plus tard elle ne sera plus qu’un aide-mémoire mais vous pourrez la recycler pour former votre successeur au moment de partir.

Enfin, une fois sorti de mission, ces contacts resteront dans vos tablettes et constitueront l’un de vos principaux actifs : votre réseau professionnel (surtout pour les indépendants ou futurs indépendants...).

5/ Le rapport d’étonnement

Quelle est la différence majeure entre un consultant qui vient d’arriver et le reste du personnel ? Son œil neuf sur l’activité et le recul inhérent à son expérience.

Tirez-en partie et constituez un rapport d’étonnement dans lequel vous noterez tout ce qui vous semble mal fonctionner et toutes les améliorations qui vous viennent à l’esprit.

Cela vous sera très utile pour faire des remarques constructives à votre hiérarchie et pourrait même conduire à redéfinir votre mission vers une activité à plus forte valeur ajoutée (cela m’est arrivé plus d’une fois).

Avec ceci vous voici correctement équipés pour aborder une mission sereinement. Dans mon prochain article, je vous parlerai des étapes incontournables d’un démarrage réussi.


A très vite !